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08/06/2012

Retour en 1900 pour les écoliers de l'école Renée Peillon

Une journée particulière à l'école Renée Peillon

 

 

Vendredi 1er juin l'école Renée Peillon, en collaboration avec l'association Horizon, les parents d'élèves, les maisons de retraite de La Grand Croix , la maison de quartier d'Ocharra, a organisé une journée d'école particulière.

 

Les enfants de l'école, leurs parents et les maîtresses de l'école et les divers participants ont fait un saut dans le passé.

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C'était en 1900, pas d’électricité, de sonnerie stridente, d'ordinateur, de calculatrice...

La cloche a sonné l'heure de la rentrée, de la fin des cours et de la récré.

 


Les institutrices avaient recréé le décor d'une salle de classe avec d'anciens bureaux, des encriers, des plumiers, des jouets: la poupée Bécassine, le cheval à bascule, les toupies et les billes de terre..

La collection d'objets anciens de Madame Kirchedoerffer et de Roger Vacher avaient permis cette exposition.

 

Le plus important c'est que les élèves ont vécu à leur tour, l'époque de leurs grands parents

Au cours de calcul mental ils ont inscrit les réponses à la craie et brandi les ardoises à la demande de Robert Cortial.1900.jpg

L'encre des plumes sergent-major a tâché leurs doigts sous la vigilance de Monique et Roger Brun.

Guy Lopez, en blouse grise, a donné le cours de leçon de choses sur la vache et les ruminants avec le support des tableaux Rossignol.

La cour s'est animée à nouveau des jeux de la marelle, des sauts à la corde, des tirs des billes...

 

Enfin, la maison de quartier d'Ocharra, les  maisons de retraite de La Péronnière et des Tilleuls ont envoyé sept personnes qui ont témoigné de leur vie d'écolier.

 

«Nous allions à l'école à pied par tous les temps. On faisait souvent deux kms le matin et autant pour revenir. A midi on mangeait une soupe sur place souvent chez une dame qui nous recevait.

 

« Pas de car? Pas de voiture? » s'inquiètent les enfants.

Madame Fraçon raconta alors devant un auditoire captivé et dans un silence complet :

 

« A l'époque, j'habitais place Valette à St Chamond  et pour m'éviter de longs parcours, mes parents m'ont inscrite en pension à St Martin en Coailleux où je restais la semaine.

A mon départ, mon petit chien qui m'adorait, suivit le car sur huit kms jusqu'à l'internat.

 Pendant  la semaine il apparaissait à la grille pour lécher mes mains pendant les récréations.

Mes parents s'étonnèrent  de ses disparitions. .Je leur dis alors qu'il venait me voir.

Il n'y avait pas de circulation comme aujourd'hui et les chiens n'étaient pas attachés »...

 

« Pas de télévision et comment occupiez-vous vos journées?

«  On ne manquait pas d'activité: travail à la ferme, couture, crochet, canevas…

Les repas familiaux, les fêtes  qui nous rassemblaient …

 

« Vous avez suivi des études?

« J'aurais bien aimé, ont déclaré mesdames Grand et Ogier, car c'était  intéressant d'apprendre. Les parents ne pensaient pas ainsi ; l'école était obligatoire jusqu'à douze ans. On passait le certificat d'études puis on travaillait à l'usine, à la ferme, on aidait les parents.

 

« Vous aviez des toilettes dans la cour de récréation? »

Mesdames Chatelouve et Ogier décrivirent les deux planches de la cabine où elles posaient les pieds au-dessus d'une fosse nauséabonde. Pas de chasse d'eau, pas d'égout, des papiers journaux  et les risques nombreux de cabinets bouchés.

Pas d'eau courante, des puits et de fontaines.

 

« Vous appreniez des poèmes?

Pas que des poèmes, on avait des cours de morale, d'écriture, de grammaire, de calcul…

Nous allions en classe tous les jours sauf le jeudi et le dimanche.

« Je n'ai pas oublié mes récitations.

Madame Ogier récite alors: 

 

« La biche brame au clair de lune et pleure à s'en fondre les yeux

Son petit faon délicieux a disparu dans la nuit brune... »

Il sort tout entier de sa mémoire où il dormait depuis quatre-vingts ans.

 

En réponse une jeune élève récite « les crayons » de Jacques Prévert.

Crayons facétieux qu'on espère actifs dans quatre-vingts ans!

 

Pendant  toute la journée, coupée seulement par les  récréations et le  repas de midi, on a partagé   nos souvenirs avec  les enfants, leur faisant  découvrir  un passé qui leur paraît si lointain.

Mais la cloche retentit et avec elle les cris des enfants. C'est la sortie!

 

La journée est finie. La porte se ferme sur l'école 1900.

Finalement cette école 1900 c'était l'école buissonnière.

 

Quand est ce qu'on recommence?

 

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